Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Algérie, pays de la dictature liberticide source MA

Publié par The Algerian Speaker sur 30 Août 2018, 13:07pm

Catégories : #Mayna de Algerian speaker, #EL HOGRA (Le mepris), #Charika Gadra (hacha enaâma)

Parler de liberté et de démocratie en Algérie s’apparente à la quête de Graal. Le peuple voit son espace d’expression se réduire comme peau de chagrin et ses libertés fondamentales, acquises à la faveur des évènements d’octobre 1988, être constamment rognées jusqu’à n’être plus qu’un lointain souvenir, au nom d’une « sécurité nationale » qui sert de paravent au durcissement du règne autocratique du régime en place.

Si les plus hautes autorités algériennes se targuent d’avoir l’un des pays les sûrs de la région, quelles motivations peuvent alors justifier les lois liberticides qui portent atteinte à l’intimité et à la liberté individuelle. Nul n’échappe aux interventions prétoriennes des éléments de police et autres corps de sécurité. Les médecins résidents sont roués de coups à chaque fois qu’ils osent battre le pavé, des étudiants réprimés manu militari, des journalistes bastionnés et mis derrière les barreaux, des blogueurs condamnés à des peines lourdes…Autant d’exactions qui n’ont d’autres explications que la dictature.

En Algérie, la liberté de la presse n´a pas toujours, pour ne pas dire jamais, été en odeur de sainteté. C´est pourtant ce pays qui paya le prix fort pour acquérir cette liberté lorsque plus de soixante journalistes et une vingtaine d´assimilés ont été assassinés. Ciblée par les groupes armés intégristes depuis l´avènement du pluralisme politique, la presse l´est également par le pouvoir politique, ou plutôt les clans qui accaparent le pouvoir politique en Algérie.

Liberté d’expression menacée

Aujourd´hui, comme hier, la liberté d´expression est sérieusement menacée. La commercialité a bon dos, et c´est sous ce couvert spécieux qu´encore une fois les édiles, épinglés dans des affaires scabreuses, veulent faire taire cette presse décidément trop bien informée. L’acharnement du pouvoir algérien contre tout ce qui est liberté, et sa répulsion face à une constitution qu’il a pourtant lui-même taillé à sa mesure, est tout simplement consternant. Arrêter les militants de droit de l’homme et les leaders de la société civile pour avoir programmé une marche pacifique est un acte pervers, révélateur d’un esprit anti-démocratique et anti-constitutionnel.

Calculs politiques, conservatisme social… Bien que des tabous aient été brisés en Algérie depuis des décennies, des militants se disent « frustrés » par la restriction des libertés individuelles. « On a un peu l’impression de tourner en rond ». La répression contre les militants politiques, militants des droits de l’homme…Une volonté des autorités algériennes d’écraser toute opposition pacifique et d’étouffer toute vision alternative. La condamnation du blogueur Merzouk Touati à sept ans de prison pour « intelligence avec une puissance étrangère » est synonyme d’un désir à bastionner le peuple en clouant au pilori toute personne osant « défier » les gens du sérail.

De multiples défis

Par ailleurs, la liberté est une condition nécessaire et vitale pour une véritable renaissance de toute nation. Les possibilités pour l’Algérie de relever les défis internes et externes dépendent de sa capacité à faire reculer la tyrannie et à imposer le respect des droits et des libertés fondamentales. Or, force est de constater qu’on en est loin. Pour illustrer le propos, un certain nombre de faits sont rappelés et dénoncés. Citons en quelques-uns. Dans la république algérienne, les citoyens sont généralement invités lors des élections présidentielles à plébisciter le président sortant sans possibilité réelle d’en choisir un autre. L’alternance au pouvoir est une notion inconnue. Il en est de même pour les élections législatives où les résultats sont généralement falsifiés. Les libertés individuelles ne sont pas moins bafouées que les libertés publiques. La vie privée n’est pas respectée. La justice n’est pas indépendante, ce qui compromit souvent les verdicts rendus par ses instances.

La corruption est partout

La corruption à grande échelle continue à miner le secteur public économique. La première firme nationale, Sonatrach détient la palme d’or en termes de ce phénomène qu’est la corruption. Une ribambelle d’affaires de corruption ont de tout temps secoué la scène politique et économique en Algérie. Pour ne citer que les plus importantes : affaire El-Khalifa, Air Algérie, Sonatrach, autoroute est-ouest…Et la dernière en date celle liée à plus de 700 kilos de poudre blanche ont été saisies la semaine dernière dans un cargo transportant de la viande surgelée. La marchandise appartient à un homme d’affaires au parcours controversé. Connu sous le sobriquet « le boucher », Kamel Chikhi, un quadragénaire, a pu amasser une fortune monumentale en soudoyant des hauts cadres de l’État. Cet énième scandale symbolise la « popularisation » de la corruption, devenue un sport national.

Malgré l’existence de lois anti-corruption, un manque de transparence du gouvernement, de faibles niveaux d’indépendance judiciaire et la bureaucratie ont augmenté la corruption. En abordant le chapitre relatif aux libertés individuelles, spécialement sur le point inhérent à la liberté d’expression et de conscience, plusieurs rapports d’ONG à l’image de Freedom House, Amnesty international, Human rights watch…Soulignent que la plupart des journaux se fient au gouvernement central pour l’impression et que l’agence de publicité appartenant à l’État favorise les journaux pro-gouvernementaux, poussent à l’autocensure.

Foulées aux pieds depuis des dizaines d’années par le régime actuel, autocratique et répressif, les libertés individuelles ont du mal à trouver droit de cité. Dans les pays arabes, de toutes les libertés, il en est une qui peine particulièrement à s’imposer : la liberté de conscience, ce droit – pour tout individu – de choisir les valeurs, les principes, les idées qui gouvernent sa vie, un droit qui implique le libre choix de son adhésion ou non -car on peut choisir d’être athée à telle ou telle religion.

Finalement, le pouvoir contrôle à la fois l’administration, le législatif, le judiciaire et toute la vie politique. Tout le champ social gravite autour de lui. Cette gestion de main de fer est comme une image empruntée à l’astronomie en la comparant au trou noir, un espace auquel rien ne peut échapper. S’exprimer librement est central à la vie au sein d’une société ouverte et juste. Sans cette liberté fondamentale, nul ne peut revendiquer ses droits. Selon le philosophe français « Raymond Aron », une démocratie n’existe que pourvu qu’on y trouve « une organisation constitutionnelle de la concur­rence pacifique pour l’exercice du pouvoir ». Or, en Algérie, cette notion est jetée aux calendes grecques.

 
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